Après l'annonce de la découverte d'un gisement de pétrole géant, l'Iran relativise son importance

Après l'annonce de la découverte d'un gisement de pétrole géant, l'Iran relativise son importance

D’abord estimé à 53 milliards de barils par le président iranien Hassan Rohani, le gisement serait en réalité beaucoup moins prolifique.

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Un petit cadeau du gouvernement au peuple” : le président iranien Hassan Rohani a annoncé dimanche 10 novembre la découverte d’un gisement pétrolier susceptible d’accroître d’un tiers les réserves nationales, une “bonne nouvelle” pour un Iran confronté aux sanctions économiques américaines.

53 milliards de barils

“Nous avons trouvé un gisement de pétrole contenant [des réserves estimées à] 53 milliards de barils”, a déclaré Hassan Rohani lors d’un discours à Yazd, dans le centre du pays.

Une telle découverte est susceptible d’augmenter d’un tiers les réserves prouvées du pays. Celles-ci étaient de 155,6 milliards de barils fin 2018, selon la dernière édition du Bilan statistique de l’énergie mondiale publié par le groupe BP.

Cela classait l’Iran au quatrième rang mondial derrière le Venezuela, l’Arabie saoudite et le Canada. La nouvelle serait susceptible de lui faire gagner un rang.

Moitié moins qu’annoncé?

Le gisement, large de 2 400 km2 et profond de 80 mètres, s’étend selon Hassan Rohani “de Bostan à Omidiyeh”, deux villes de la province du Khouzestan, dans le sud-ouest.

Cependant, lundi 11 novembre, le ministre du Pétrole iranien Bijan Namdar Zanganeh a relativisé la découverte d’un nouveau gisement de pétrole annoncée la veille par le président Hassan Rohani, indiquant qu’il n’ajoutait que 22,2 milliards de barils aux réserves connues du pays.

Et compte tenu des caractéristiques du gisement et “des techniques que nous avons à l’heure actuelle”, “la quantité [de pétrole] extractible [dans ce nouveau gisement] est de 2,2 milliards de barils”, a déclaré Bijan Namdar Zanganeh à la presse.

Alors que l’économie du pays souffre des sanctions économiques rétablies contre la République islamique par les Etats-Unis depuis 2018, le PIB iranien devrait ainsi chuter de 9,5 % cette année, selon le Fonds monétaire international (FMI).

 

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