Olivia Rosenthal fait “l'Eloge des bâtards” contre le totalitarisme

Effet de groupe. Prix Transfuge du roman français 2019, le dernier livre d’Olivia Rosenthal questionne l’appartenance et la construction du collectif.

Par

Sturm, Macha, Clarisse, Fox, Gell, Filasse, Full, Oscar et Lily. Ils sont neuf. Neuf “bâtards” aux vies cabossées, aux origines incertaines. Face à la ville inhumaine, menaçante, qui impose son ordre et son couvre-feu, ils programment des descentes, des actions clandestines “destinées à empêcher la disparition complète de notre ville”.

Éloge des bâtards, Olivia Rosenthal, Verticales, 336 p., 260 DH

Entre eux circule une sorte de télépathie, qui établit, par-delà la prudence et le soupçon, une profonde camaraderie. “Nous ne nous réunissons pas, nous nous croisons. Nous échangeons, en nous frôlant, des informations, des données, des projets, sous la forme de petits papiers pliés, de codes à déchiffrer, de dessins ésotériques, de clefs USB cryptées.” Jusqu’au jour où à la faveur d’une crise dans le groupe, l’un d’eux fait le récit de son enfance, plonge le groupe “dans le magma des ascendances”. Et le groupe acquiert un nouveau…

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