La grâce royale, prélude à une réforme ?

Un communiqué du ministère de la Justice est venu mettre fin au calvaire des cinq personnes condamnées dans le cadre de l’affaire Hajar Raissouni. Le cas de la journaliste servira-t-il de locomotive pour réformer les lois relatives aux libertés individuelles ?

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Hajar Raissouni à sa sortie de la prison d'El Arjat, dans les environs de Salé, le 16 octobre. Crédit: Tniouni

Au sortir de la prison d’El Arjat, dans les environs de Salé, Hajar Raissouni adresse un signe de victoire aux journalistes. Le même qu’elle avait brandi, le 30 septembre dernier, après la sentence prononcée par le Tribunal de première instance de Rabat. “Je suis innocente. J’ai subi une grande injustice et une terrible agression”, a réagi Hajar Raissouni, au micro de l’AFP, juste après sa libération, le 16 octobre. Quelques heures plus tôt, un communiqué du ministère de la Justice venait mettre fin au calvaire de la journaliste. Il annonçait que le roi Mohammed VI avait accordé sa grâce à l’ensemble des personnes condamnées dans le cadre de l’affaire Hajar Raissouni. Comme la journaliste d’Akhbar Al Yaoum, les quatre autres personnes condamnées par la justice – son fiancé, le médecin, son assistant et sa secrétaire – ont été graciées….

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