Oum, chasseresse de sons

Son 4e album, Daba, est sorti le 30 août. Précédé par le clip du morceau-titre, paru la première semaine de juin, il promettait une bonne cuvée. Aujourd’hui, le constat est sans appel : une belle œuvre mature. Paroles et musiques s’y entrelacent avec ferveur. Ecoute et rencontre.

Par

Ce quatrième album, sorti le 30 août, comporte douze morceaux qui se donnent la main, se choquent et s'entrechoquent avec la prudence d'une souris. Crédit: Mamia Lahbabi

Jeune, Oum El Ghaït Ben Sahraoui se lâche, voix devant et peinture dans le sillage. Elle se laisse mariner, saucée et torréfiée aux effluves d’octaves “méchamment” arables, aux envolées haut perchées mais à la mélodie sensuelle. L’artiste en devenir décide de devenir, d’être. La voilà entre reprises et réappropriations R’n’B. Elle se lance ensuite dans une chasse où les sons lui déroulent un tapis dont le rouge parle à ses veines. Oum se caresse à rebrousse-poil et tient à exister. Son parcours est teinté de sincérité, ce qui n’est pas forcément la voie à emprunter. Mais elle piétine ce qui lui chatouille la plante des pieds, adoptant ce déhanchement chaloupé propre à la femme enceinte.

Hors de sa zone…

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