Gas to torpeur

Gas to torpeur

Par Aicha Akalay

L’indigence caractérise le gouvernement du Maroc. Ou le mépris, c’est au choix. Après l’accusation, place aux preuves. Dans deux ans, le Maroc devrait mettre sur les rails un Plan national gazier de 4,6 milliards de dollars, comme l’a annoncé le précédent ministre de l’Energie, Abdelkader Aâmara. Le responsable public s’est agité pendant tout son mandat pour communiquer sur un projet comprenant un terminal gazier à Jorf Lasfar, une jetée maritime pour accueillir les navires chargés de gaz naturel liquéfié (GNL), un espace de stockage, un gazoduc de 400 kilomètres et des centrales électriques.

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Une infrastructure gargantuesque toujours pas lancée aujourd’hui et dont la nécessité n’a pas encore été démontrée. Inutile de préciser, à ce stade, que la politesse d’expliquer et de justifier ce choix n’a pas été faite aux Marocains, appelés à financer cette folie des grandeurs. Que nous dit aujourd’hui le successeur de Aâmara, Aziz Rabbah, sur ce projet ? “Peut-être”, “nous sommes en train de voir”, “certainement”, “c’est une idée qu’on pourra proposer”, “Dieu merci”… Nos yeux s’écarquillent à la lecture de l’interview du ministre réalisée par...

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