Sous-traitons l’éducation

Sous-traitons l’éducation

Par Réda Dalil

Pour endiguer le flux de migrants s’avançant inlassablement vers les côtes espagnoles, le Maroc a accepté un soutien financier de 148 millions d’euros de la part de l’Union européenne, et, surprise, belle surprise, a demandé aux Ibériques de former ses jeunes à l’hôtellerie et aux services. L’information peut paraître anodine, mais elle est sismique, elle creuse une entaille dans la sacrosainte souveraineté éducative du pays. Souveraineté qui, au nom d’idéologies éculées, d’un syndicalisme infecté de lobbies préhistoriques, a condamné des générations de Marocains issus des classes populaires à l’inculture, à la misère et à une bigoterie portant en elles les germes de la radicalisation. Ce précédent que crée le royaume en demandant à l’Occident de se substituer à un service public fondateur n’est ni une honte, ni une humiliation. Bien au contraire, il allume une flammèche d’espoir. Le tabou brisé, il serait judicieux d’aller plus loin dans la sous-traitance de l’éducation nationale. Car, nos sempiternelles réformes agissent comme des facteurs de régression sur un peuple désormais étranger à la science, aux humanités et aux.

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